Articles de presse

  • Guide du routard - Le Relais du Cap
  • LONELY PLANET (GB) - The author's choice : Le Relais du Cap
  • Détours en France - Ports et plage coup de coeur: Le Relais du Cap
  • Détours en France - Olmeta-du-Cap Un coin de paradis...
  • MOTO WORLD - Trois jours au cap corse
  • « Pour ces trois jours en Corse, la moto s’impose d'emblée. Avec elle, les joies sont multiples et inépuisables. C’est un moyen extraordinaire pour découvrir en toute liberté une région ou un pays. La Honda Varadéro et ses 1000 cc dispensent une puissance plus qu’acceptable, montran sans la moindre pudeur les charmes de son gros coeur et de sa partie cycle. Cap au Cap A Nice le NGV (navire grande vitesse) ouvre largement sa bouche, motos et voitures s’y engouffrent faisant claquer la passerelle métallique. Les Boscos amarrent solidement l’énorme machine qui m’accompagne, à présent je peux rêvasser en attendant d’être à Calvi. Deux heures trente plus tard, le grand bateau blanc laisse échapper sa cargaison de touristes en quête de soleil et de mer bleue. Ce que je recherche, c’est le moyen d’aller de l’autre côté du miroir. Trouver cette porte qui permet de passer d’un monde à l’autre, ouvrir son esprit, son âme afin que rien ne m’échappe. A l’écoute d’une bribes de conversation aux accents insulaires, sentir sur soi un regard noir et fier, toucher la main ridée et bavarde d’une vieille femme, sentir ces odeurs si particulières qu’on ne retrouve qu’ici, entendre ces silences appuyés et pesants au détour d’une ruelle. En fait, je recherche une Corse en marge, à côté d’elle même, qui est là, bien présente mais que personne ne voit. “Cap au Cap” dit ma boussole magique l Vaisseau amiral La Honda 1000 Varadéro est haute, voire trop haute et mon mètre 75 est parfois à la peine. Son centre de gravité placé en altitude ne favorise pas les manoeuvres et l’on peste après ces ingénieurs japonais, à peine plus grand que trois sushis, d’avoir conçu une machine pour géant. La magie opère dès le tout premier tour de roue et les 250 kilos de l’engin font place à une légèreté gracieuse. La grosse Honda virevolte de virage en virage et l’on se surprend très vite à faire généreusement racler les repose-pieds. Incroyable... Plus je m’approche du cap, moins je croise de véhicules, je laisse derrière moi, l’île Rousse, le désert des Agriates, la charmante cité de Saint Florent et sa clientèle “Jet-Set” pour finalement prendre la direction “d'Olmeta-di-Capocorso” par la côte Ouest. A gauche, s’étend le Golfe de Saint Florent, à droite s’élèvent les montagnes du Cap. La D 80 qui mène au Nord, offre à la Varadéro un revêtement de qualité. Au détour d’un virage, j’aperçois une plage de galets, bordées d'une vieille maison de pierre et d'une tour Génoise la Marine de Négru. Je fais escale au Relais du Cap, que Sylvie et Patrick Derangère ont aménagé en un douillet Bed & Breakfast. Situé sur la plage, face à la mer, l’endroit est paradisiaque et éblouissant de beauté. Le Cap tient ses promesses et m’incite à continuer ma route. Il me semble avoir trouvé la clé pour passer d’un monde à l’autre... Sur les conseils de Sylvie, je monte visiter le village d'Olmeta-di-Capocorso situé à cinq kilomètres, la Marine de Négru dépend de ce village. En effet, chaque village du Cap possède sa propre Marine, qui lui sert d’accès à la mer. Le Cap Corse est bien une terre de marins, à la différence du reste de l’île de Beauté. L’étroite et sinueuse route qui mène à Olmeta réclame toute mon attention et ma vigilance. Le freinage Dual CBS de la Varadéro est efficace et rassurant quand il faut stopper net dans une épingle face à l’obstacle, la moto s’arrête sans la moindre amorce de glissade. Rencontres... Petit village perché en fond de vallée, Olmeta dégage une forte impression de calme et de sérénité. Je fais la connaissance de monsieur le curé qui m’invite à visiter son église et à profiter du temps qui passe. Il m’explique que la vie est longue, qu’il est vain d’être pressé, et qu’il faut savourer chaque instant. Je prends bonne note de ses sages paroles ! Quelques photos plus tard, je décide de remonter encore un peu le Cap vers le Nord jusqu’au village de Nonza. J’y retrouve des motards rencontrés au Relais du Cap, nous assistons ensemble à un très beau coucher de soleil sur la Méditerranée tout en partageant une pizza et un verre de vin cuit local “le Cap Corse”. Nous redescendrons ensemble jusqu’au Relais du Cap, ce qui me permettra de tester l’excellent éclairage de ma moto. Tellement efficace que courbes et lacets défilent comme en plein jour, mes compagnons d’un soir ont peine à suivre avec leurs grosses sportives. La Varadéro se révèle être la machine idéale pour ce genre de périple. Elle fait l’admiration de tous. Chemin faisant... Après une nuit réparatrice, je me lance à l’assaut du Cap avec pour objectif d’en faire le tour à la découverte des principaux sites. La D 80 se fait de plus en plus sinueuse et étroite, voire vertigineuse, je progresse raisonnablement, de pointes en caps, de marines en villages. Surprises et émerveillements sont mon lot du jour. Peu après la Marine d'Aîbo, je passe devant l’usine d’amiante de Canari, fermée depuis 1963. Il en subsiste une énorme bâtisse surplombée d’une carrière à ciel ouvert, l’ensemble est hallucinant et fait frémir. Plus loin au-delà de la pointe Minervio, plusieurs villages et hameaux escarpés s’offrent à mes objectifs photos. Pino, Morsiglia, Canelle, Ersa. Le panorama jusqu’au Capo Bianco est splendide, je distingue même les éoliennes du col de Serra, récemment installées pour alimenter la région en électricité. Le petit port de Centuri se love quant à lui dans une anse. Avec une vingtaine de pêcheurs, il est le plus important du Cap Corse, on y pêche la langouste et bien d’autres poissons. Je fais la connaissance de Pierrot, pêcheur à la retraite et figure locale qui m’accueille dans son “bout du monde’. Je poursuis ma route par delà le col de Serra, au loin, l’île de la Giraglia et son phare marquant la pointe extrême Nord du cap. Je bifurque un peu plus loin à l’Est vers le village de Rogliano qui ressemble à un gros bourg paisible et éparpillé en de minuscules hameaux. Pourtant Rogliano fut en d’autres temps la capitale du Cap Corse. J’aborde bientôt la côte orientale du Cap, le paysage change, le relief se fait moins escarpé, la côte paraît moins sauvage, la route s’élargit ce qui permet à la Varadéro de s’exprimer plus rageusement. Plus je progresse vers Bastia, plus la côte à des allures de Riviera. Je choisis alors, de m’écarter de la D 80 pour tenter une incursion dans une des vallées qui s’ouvre depuis la côte. J’emprunte la route en direction de la commune de Sisco. Je m’égare alors, sur de petites routes qui grimpent vers les sommets proches du Monte Stello, la route devient plus cassante, pour devenir au final, une piste caillouteuse. La Varadéro se joue facilement de ces difficultés, debout sur les repose-pieds, je dose savamment l’accélération afin de maintenir le cap. Il faut garder un certain rythme sur ces chemins accidentés. L’évolution à basse vitesse est plus délicate à cause du poids trop élevé. Je souhaitais juste mettrela Honda à l’épreuve, c’est elle qui m’a éprouvé. Erbalunga impose une halte. Son petit port de pêche, ses maisons dont les pieds trempent dans la Mer Tyrrhénienne, sa tour génoise lui donnent un charme particulier. Tout au long de la côte Est, il n’est pas étonnant de trouver de superbes villas au style exotique, dites “maisons américaines”. Peuple de navigateurs, les Cap Corsins ont bâti leur fortune sur le commerce avec le continent mais aussi en émigrant vers les Amériques. De retour au pays, il était de bon ton de montrer ses richesses en se faisant construire de belles demeures. C’est par la D81 qui mène au Col de Teghime que je m’extraie de la bruyante et active Bastia. Après 180 km de virages et routes tortueuses, la Varadéro retrouve la route qui mène au Relais du Cap, mon QG durant ces trois jours d’évasion. Suis-je passé de l’autre côté du miroir ? Probablement. Car j’ai découvert une autre Corse, à mille lieues des clichés touristiques et des plages encombrées. Le Cap Corse est bien à part, ses habitants lui ressemblent, mêlant chaleur et mystère. C’est une île dans l’île, à la fois “bout du monde” et sauvage. Ma complice pour cette escapade, s’est révélée être la compagne idéale, sûre, vive et fiable, un peu encombrante, mais une vraie machine pour l’évasion.»
     
  • Le journal des motards - Ouverture en Corse du Relais du Cap
  • DOVE - Palazzi Signorili e fattorie
  • Dominique Faivre - L

 
 

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